(BFM Bourse) - L'indice parisien termine la semaine en hausse, malgré la déroute de Stellantis, qui a perdu plus de 25%, ce vendredi accusant sa plus forte chute de son histoire. Le constructeur automobile n'a cependant que très peu de poids dans le CAC 40.
La Bourse de Paris boucle cette semaine sur une bonne note. Après avoir peiné à trouver une direction claire, le CAC 40 a trouvé l'énergie suffisante pour reprendre de la hauteur, et gagner 0,43% à 8.273,84 points, à la clôture de cette séance du vendredi 6 février.
En rythme hebdomadaire, l'indice vedette parisien gagne donc 1,81% et signe sa meilleure semaine depuis celle achevée le 9 janvier (+2,04%)
La BCE dans le rétroviseur
Les marchés ont continué de digérer la réunion de la Banque centrale européenne de la veille. L'institution n'a pas bougé ses taux directeurs mais a adopté un changement de ton notable vis-à-vis de l'appréciation de l'euro, la décrivant comme un risque sur les perspectives d'inflation.
La présidente Christine Lagarde a toutefois minimisé cet ajustement durant la conférence de presse, déclarant que l'essentiel de la hausse de la devise s'était opéré l'an passé.
"La présidente Lagarde a réaffirmé que l'inflation et la politique monétaire étaient 'en bonne voie', cette dernière étant 'agile', ce qui signifie qu'elle peut être modifiée rapidement si nécessaire", note par ailleurs Barclays.
Descente aux enfers boursiers pour Stellantis
L'actualité a surtout été dominée par les annonces d'entreprises. À Wall Street, Amazon chute de près de 8% à la clôture des marchés européens, puni pour être gourmand en dépenses d'investissement dans l'IA.
Les tourments boursiers d'Amazon ne viennent cependant pas ternir l'ambiance à la Bourse de New York, ses trois indices majeurs évoluant nettement dans le vert.
À Paris, Stellantis s'est effondré de 25,24%, accusant la plus lourde chute de son histoire (et effaçant son précédent record du 30 septembre 2024 avec -14,74%).
Le groupe a annoncé de lourdes charges de plus de 22 milliards d'euros et plus de 6 milliards d'euros de cash brûlé sur quatre années. Ce en raison de la remise à plat de sa stratégie dans l'électrique, avec l'arrêt de plusieurs programmes.
Journée un peu moins difficile pour Société Générale qui a perdu 2,2% après avoir livré des comptes marqués par quelques déceptions, notamment sur les activités de marché.
Du côté des hausses, Vinci a encore impressionné le marché avec un flux de trésorerie de 7 milliards d'euros, qui marque un nouveau record pour le groupe. Barclays évoque un chiffre "remarquable" et souligne la confiance de la société dans ses perspectives pour 2026.
Vinci a bondi de 9,9%, clôturant à un sommet historique (134,32 euros) et a entraîné dans son sillage ses rivaux dans la construction et le BTP Eiffage (+5,7%) et Bouygues (+3,6%).
Sur les autres marchés, l'euro prend 0,35% face au dollar à 1,1818 dollar. Le pétrole grimpe en réaction aux sanctions de Washington à l'encontre de l'or noir iranien. Le contrat d'avril sur le Brent de mer du Nord gagne 1,3% à 68,42 dollars le baril tandis que celui d'avril sur le WTI coté à New York reprend 1,2% à 64,07 dollars le baril.
